JULIA-KEIKO

Portes ouvertes 2008 :
Atelier N°2
UVA, 9 rue Duc, 18e
Peinture, Dessin
Encadreur encadré (avec Yvon Taillandier)
2007
Technique mixte sur papier
50x65 cm

Tel : 01 48 30 51 05 -
julia-keiko@hotmail.fr

Mes grands-parents quittent le Japon pour le Brésil en 1932. Ils vont dans département de Parana’ (sud du Brésil) pour défricher les terres et planter les caféiers. Je me souviens du jardin de mon grand-père avec le bassin de nénuphars et de carpes rouges. Ma première langue fut le japonais et c’est seulement à sept ans, que j’ai appris le brésilien, à l’école d’Assai (oui, c’est une ville au Brésil, elle devrait être écrit « Assahi » signifiant « soleil levant » en japonais). Dans mes premières peintures, j’ai caressé le thème de la naissance, des débuts de la vie. Deux questions me préoccupaient : quelles sont mes origines et que fait-on de la vie, aujourd’hui, avec les manipulations génétiques ? Je suis toujours coupée de quelque chose, mais quitter son pays c’est le découvrir, donner des valeurs à ses propres racines.

Vos premiers travaux sont des illustrations des thèmes. Puis vous passez à autre chose. Vous sortez du contour, de l’enfermement.

Le dessin c’est la raison. J’ai voulu sortir du discours. Peindre est devenu alors pour moi, le fait de transmettre, de façon formelle, quelque chose d’organique. Par la tâche, la couleur, l’eau, la masse, donner libre cours à l’aventure plastique. Partir de quelque chose qui vit, qui se dégrade, qui va disparaître. Comme le plus beau passe, le monde passera aussi. Au Brésil , la végétation est exubérante, le soleil est toujours là, éclatant.

Vous me dites ne rien avoir pu faire pendant cinq ans, avant d’être traversée par des cultures différentes.

Il y a eu n temps blanc, un temps de rupture. Je suis devenu guide, j’ai parcouru le labyrinthe du Louvre, les territoires de la Grèce archaïque, du Moyen-Orient, l’art de peuples qui racontent leur vie. J’ai découvert les très anciennes petites terres cuites japonaises, haniwa. Puis j’ai vu une exposition d’art précolombien qui m’a profondément émue… Alors j’ai recommencé à dessiner, en me disant : comme les surréalistes, laisser venir les traits, les couleurs, les surprises, avec les pastels, l’aquarelle, l’acrylique. Comment penser la création dans ces cohabitations de cultures dont on prend des éléments ? On digère et on continue… N’est-ce pas le côté positive de nos jours ? A Paris, à Bobigny, où je vis, on peut croiser avec les villages et les peuples du monde. Je pense que vivant dans un monde globalisé, dans une culture de masse où rien ne sort du ventre, où tout est technocratie et production, nous recherchons des choses plus humaines, plus proches de la Terre. Nous avons à apprendre des gens vivant dans le respect et la crainte de la Nature, ce que nous avons oublié... // Entretien avec Natalie Mei, critique d’art à AREAREVUE)S( 2005 //

Catégorie Liste des artistes 2007.
Dernière mise à jour le samedi 3 novembre 2007  par AaA.

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